Renforcement musculaire en RP

L’élastique permet de travailler facilement les différentes chaînes musculaires du corps humain simultanément, ce que ne permettent pas toujours les autres techniques de musculation. Par exemple, travailler avec l’élastique à partir des membres supérieurs entraîne un renforcement important de la musculature para-vertébrale ainsi qu’une action des membres inférieurs dont les mouvements contre la résistance de l’élastique favorisent un travail musculaire des muscles situés au-dessus.

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Le renforcement musculaire occupe une place de premier plan dans la pratique des kinésithérapeutes qui sont confrontés quotidiennement au problème de redonner une force « normale » à un muscle atrophié à la suite d’une immobilisation. Parvenir à ce renforcement musculaire est donc le souci constant de tous les thérapeutes et depuis de nombreuses années on a cherché quelle était la meilleure méthode de renforcement musculaire. Un grand nombre d’expérimentations ont été effectuées pour trouver la technique qui obtiendrait les meilleurs résultats dans un minimum de temps. C’est ainsi que l’on a proposé un travail dynamique ou statique et, à l’heure actuelle, isocinétique; un nombre restreint ou élevé de répétitions ; des charges directes ou indirectes ; des résistances progressivement croissantes ou décroissantes. On est ainsi passé de plus simple au plus complexe sans toujours tenir compte des possibilités d’exécuter ces différents programmes. A l’heure actuelle, un fort courant se manifeste en faveur de la simplification de ces méthodes et de la participation active des patients à leur traitement de rééducation.

Dans ce domaine, la Résistance Progressive s’avère une technique intéressante par sa simplicité et son efficacité. Cette méthode est parfaitement capable de s’adapter aux mécanismes physiologiques de régulation et aux méthodes de développement de la force musculaire. Elle peut être utilisée en dynamique concentrique ou excentrique. Elle peut parfaitement s’adapter à un certain nombre de variables ; le nombre de contractions lors d’une séance, la vitesse d’exécution du mouvement et la fréquence des contractions, l’intensité de la résistance opposée à la contraction musculaire.

Les principes d’utilisation de la résistance progressive active à l’élastique sont simples. Tous les exercices doivent être effectués dans une position corrigée pour éviter les contraintes néfastes sur le rachis ou les articulations sus et sous jacentes. Le mouvement doit être lent et maintenu en fin de course. La résistance doit être adaptée aux possibilités du sujet pour éviter une fatigue musculaire trop rapide ainsi que des inflammations d’insertion. Attention ! Sous une apparence ludique et facile, la bande élastique est un véritable appareil de renforcement musculaire et doit être utilisée comme tel.

Il faut travailler progressivement. Au départ, utilisez une bande élastique d’une couleur correspondant à une résistance peu importante pour pouvoir effectuer les mouvements sans difficulté. Puis au fur et à mesure des séances vous pourrez changer de couleur jusqu'à adopter la résistance qui convient à une progression sans douleur. Dans la phase de récupération des amplitudes articulaires, il faut travailler avec des bandes de faible résistance de façon à ce que l’amplitude du mouvement soit la plus complète possible.

Il faut effectuer des séries de 5, 10, 15, 20 mouvements avec repos entre chaque série (temps de repos = temps de travail). En fonction de la fatigabilité, de la douleur et de la récupération des amplitudes articulaires, on augmentera le nombre de séries et l’on pourra ensuite augmenter le nombre de mouvements par série.